e-mail :info@drop-in.ch


LE 13 OUVERT  1999
 

AIDE A LA SURVIE

(Structure permettant l'approche de "la rue", des personnes toxicomanes actives, en voie de marginalisation ou déjà marginalisées.)

Le "13 Ouvert" est soutenu par le Bureau Réduction des Risques de l'Oeuvre Suisse d'Entraide Ouvrière (OSEO) sur mandat de l'Office Fédéral de la Santé Publique   (OFSP).

L’antenne de proximité a pris cette année un essor considérable. 
Par l’engagement de nouveaux collaborateurs, nous avons pu continuer à développer cette structure durant l’année. Dès l’automne, nous avons proposé une ouverture quotidienne qui  s’est traduite par une fréquentation et un nombre de passages toujours plus importants.
En référence à l’an passé nous avons doublé notre capacité d’accueil et multiplié les services dans les différents secteurs mis en place.

Le Bistrot 

En qualité de lieu d’accueil, le bistrot est resté un lien important avec le Drop-in et la rue.
Cet endroit est devenu connu et accepté dans son identité par les personnes les plus marginalisées, toxicomanes ou non.
Appelé "le 13 Ouvert", son accès est simple, « sans seuil » et  chacun a pu  trouver sa place, indépendamment de sa problématique.
Il en découle que les premiers contacts ont été souvent facilités et que l’équipe éducative a su répondre aux demandes individualisées plus nombreuses.

De manière générale, la population rencontrée a présenté deux tendances :

· Pour un tiers d’entre elle, elle a été composée de personnes qui souvent sont dans des situations sociales difficiles et aggravées par des problèmes de polytoxicomanie. Nous avons mis en place des stratégies de réduction des risques, qui globalement, sont les actes sociaux et médicaux en amont d’un traitement possible. Plusieurs usagers du lieu ont pu ainsi bénéficier d’une rencontre avec le tissu médico-social. 
· Pour plusieurs patients du Drop-in, le "13 Ouvert" a été aussi un lieu d’insertion professionnelle. Régulièrement, nous observons que l’évolution d’une personne en cours de traitement dépend souvent de sa possibilité préalable de donner un sens et des repères à son quotidien. Dans cette confrontation du « processus à la réalité », nous avons soutenu un grand nombre de personnes dans des postes de travail directement lié au fonctionnement du "13 Ouvert."

Ces deux observations nous montrent qu’il existe un mouvement dialectique entre le traitement et l’Antenne de proximité.
Pour certains, le "13 Ouvert" peut être considéré  comme une porte d’entrée dans le réseau sanitaire et social. Pour d'autres, il constitue un lieu d’insertion. Dans ce cas, c’est plutôt d’une « aide à la vie » dont il faudrait parler.
 

Le "13 Ouvert"

Après plusieurs mois d’hésitations et de tâtonnements, l’Antenne a  une identité. Son nom : Le "13 Ouvert". Ce nom a été inspiré par les usagers fréquentant l’Antenne. Il renvoie à la géographie de la maison qui se situe à la Rue des Chavannes 13. Un simple jeu de mot, témoignant d’une juste compréhension de l’esprit du projet, a permis de recueillir tous les suffrages.

1999 est également l’année d’une ouverture plus large du "13 Ouvert". En effet, dès le mois d’août, l’ouverture est quotidienne (de 10h00 à 14h00). Après plusieurs semaines pendant lesquelles la population fréquentant le 13 était essentiellement constituée " d’habitués " - pour la plupart des patients du Drop-in -, la demande a littéralement explosé dès les premiers froids automnaux. L’ampleur de l’utilité d’un lieu comme le 13 OUVERT s’est imposée avec encore plus de force.

Ce bilan extrêmement positif renvoie à plusieurs facteurs explicatifs. 
Premièrement, les " habitués " ont appris à respecter ce lieu. Nombreux sont ceux qui sont devenus de véritables partenaires. Bien plus qu’un simple lieu de travail, le 13 tel qu’il est et tel qu’il continue à se développer est également le fruit de leur contribution. Investies d’une responsabilité, ces personnes favorisent le maintien du respect des règles dans un esprit de convivialité.
Deuxièmement, il faut savoir que toute nouvelle personne est invitée à visiter la maison. Il va sans dire que cette visite est toujours l’occasion d’informer la personne non seulement sur les services offerts, mais également sur la responsabilité individuelle de chaque usager. Les règles de la maison - pas de consommation, pas de trafic, pas de violence - ont été respectées par chacun et seuls d’infimes incidents sont venus troubler la bonne marche de la maison.
 

L’accueil et le bistrot

Aujourd’hui encore, l’âme du "13 Ouvert" est constituée par le bistrot. Chaque jour, en effet, un repas est proposé pour la somme de 4.-. De plus, il faut savoir que le couvert peut être troqué contre divers travaux de cuisine, d’entretien ou de nettoyage.

L’idée de centrer les activités du "13 Ouvert" sur l’aspect " bistrot " est motivée par deux constats.

· Pour la majorité des usagers, le " 13 Ouvert" est l’unique lieu où ils prennent le temps de s’asseoir et de partager un repas. Pour les plus marginalisés, les aliments reçus ont parfois fait office de premier repas chaud pris depuis plusieurs semaines. 
· A l’abri du tumulte de la zone, le bistrot du "13 Ouvert" offre une structure permettant aux clients d’expérimenter la convivialité et la solidarité. Il n’est pas rare de constater que plusieurs personnes, après quelques passages au 13, souhaitent s’investir dans la vie de la maison. 

Pendant les heures d’ouverture du bistrot, les collaborateurs sont fréquemment amenés à répondre à diverses demandes de l’ordre d’une aide psychosociale. Il s’agit le plus souvent d’informations à donner sur la relation des usagers avec les produits ou de conseils sociaux. Parfois, la demande est clairement thérapeutique. Las d’une existence précaire et unilatéralement rythmée par la question de la survie, certains s’approchent des collaborateurs du 13 pour être assistés dans des démarches de réorientation. 

Cette dernière observation met en évidence l’un des objectifs majeurs du "13 Ouvert" : celui d’être un trait d’union entre la rue et un lieu de traitement. L’hypothèse est que pour une large proportion de marginaux (toxico-dépendants ou non), l’Antenne procure un espace au sein duquel la rencontre avec le  tissu sanitaire et social est plus informelle. En effet, dans la représentation de beaucoup , le "13 Ouvert" est d’abord un bistrot.
 

Les soins infirmiers

Les types d’offre de soins proposés au 13 ouvert restent les:
· dommages liés aux injections
· échange de seringues
· dépistage gratuit des hépatites C et proposition de vaccination
 

Dommages liés aux injections 

Cette année encore peu de personnes ont profité de la première offre. En général les gens qui nous ont demandé des soins de type abcès ou phlébite sont des personnes suivies au Drop-in et qui fréquentent parallèlement le "13 ouvert ". Ils utilisent plus facilement le Drop-in pour exprimer ce type de demandes au moment où ils viennent prendre leur méthadone.
 

Echange de seringues 

En ce qui concerne l’échange de seringues, la demande a été un peu plus importante, elle est en tout cas assez régulière et certaines personnes inconnues de nos services se sont approchées de cette offre ce qui a permis un premier contact intéressant avec des gens qui ne sont pas demandeurs de soins visant à l’abstinence ou à la gestion de consommation.
Bien que la plupart des consommateurs s’approvisionnent encore principalement dans les pharmacies, nous pensons que le nombre de seringues distribuées au 13 ouvert est encore trop bas et que cette offre est sans doute mal connue. 
L’extension de nos heures d’ouverture prévue pour 2000, ainsi qu’une information sur ce service, via le nouveau « flyer overdose » qui sera distribué en pharmacie aux acheteurs de seringues, amélioreront sans doute la connaissance de ce service.
Il est aussi vrai que le « 13 ouvert » n’a pas encore complètement perdu "l’identité Drop-in" (identité de lieu de traitement), déjà par le fait qu’il se trouve dans ses anciens locaux. Nous savons que les personnes ne viennent en général pas ou peu s’approvisionner en seringues dans la  même structure que celle où ils reçoivent un traitement. Nous devons travailler à affirmer notre particularité identitaire.

Rappelons que la règle en vigueur pour la distribution est l’échange de matériel neuf contre du matériel usagé, et qu’il leur est demandé de contribuer au coût du matériel (50 centimes pour un piston, deux aiguilles, un tampon désinfectant , de l’acide ascorbique et de l’eau stérile). Dans ces deux cas, de nombreuses exceptions peuvent exister, la priorité reste bien évidemment la possibilité d'utiliser du matériel stérile.
 
 

Dépistage

L’offre des tests rapides de dépistage de l’hépatite C a pour mérite d’informer le patient sur une séropositivité au virus hépatite C, mais aussi de l’encourager à effectuer un test de dépistage global par la suite et une vaccination contre les hépatites A et B.
 
 

Groupes d’usagers pour la composition de messages préventifs

Le projet de créer un groupe d’usagers pour rédiger un "flyer", contenant des messages de réduction des risques, a pu démarrer. Cette idée s’est associée à celle de remettre à jour  régulièrement, afin de le rendre toujours attractif, le "flyer overdose" qui avait été réalisé par le Drop-in et distribué par les pharmacies ces dernières années avec le succès que l’on sait.

La présentation du nouveau "flyer overdose" est la suivante. 
Sur une page, le thème de l’overdose est développé avec notamment des informations sur la réanimation respiratoire et sur les « causes » responsables d’une overdose. Le verso de la page est quant à lui destiné à  une information sur un thème d’actualité choisi par les usagers et qui sera renouvelé régulièrement (3 à 4 fois par année). Le premier thème abordé est celui de la cocaïne
Tout comme le "flyer overdose", ce flyer sera distribué en pharmacie grâce à l’aide du pharmacien cantonal et des pharmaciens du canton, et il sera destiné aux clients achetant du matériel d’injection. 

La notion de groupe d’usagers pour la rédaction du flyer a été provisoirement abandonnée vu la difficulté de réunir suffisamment de personnes intéressées au même moment. La rédaction de ce premier flyer s’est finalement faite dans un échange perpétuel avec les usagers mais de façon informelle durant les moments d’accueil ou de repas au "13 Ouvert". Ces échanges ont été particulièrement riches et ont provoqué de nombreuses discussions très fructueuses en termes de prévention tout en  touchant finalement un grand groupe de personnes.
 

Activités occupationnelle

L’atelier 
 

Nous notons que de nombreuses personnes ont bénéficié de l’atelier pour la réfection et la maintenance de la maison. Nous avons observé l’importance, pour certains usagers, de trouver un travail à « la carte ». Ceci nous a permis de proposer la réalisation de certains travaux en adéquation avec les aptitudes de chacun. 

L’intérêt que ce service a soulevé cette année nous a montré l’importance d’offrir des occupations qui impriment un rythme dans le quotidien d’une personne sans que celle-ci se sente submergée par les tâches à accomplir. 
En guise d’exemple, certains ont bénéficié de cette infrastructure pour confectionner des objets artisanaux avant de dresser des stands de vente dans la Cité. Dans la période de Noël, le "13 Ouvert a soutenu l’existence de quatre stands  au centre ville.
 
 

Au "13 Ouvert", cette expérience  a insufflé une dynamique nouvelle. Des relations d’entraide se sont créées parmi les usagers et l’aboutissement de leur projet a été vécu comme extrêmement gratifiant. L’importance d’un accompagnement des professionnels est restée indispensable et nous amène naturellement à une réflexion quant à la nécessité de continuer à développer ce secteur. 

Le jardin potager social

Projet en 1998, le jardin potager social est devenu réalité en 1999. Prêté par la ville de Neuchâtel, le jardin se situe au  cœur de la Cité, plus précisément dans le quartier de Clos-Brochet. 

Terrain en friche en début d’année 1999, les anciennes serres de la ville ont repris vie. A la belle saison, légumes et fleurs ont poussé en abondance. L’équipe du jardin sous la supervision de l’équipe éducative a organisé entièrement les différentes saisons maraîchères, planifié les plantations et s’est occupée de la livraison des produits finis. Les récoltes successives ont permis d’approvisionner « le bistrot » du "13 Ouvert" en produits frais. 

Durant la saison automnale, le travail  a été consacré à la confection de décorations de Noël. L’objectif de ces activités était double. 
Premièrement, il aurait été regrettable de devoir interrompre le formidable élan des travailleurs du jardin. Ce lieu et les activités qui y sont liées ont largement favorisé l’établissement d’un processus de (ré)insertion chez plusieurs d’entre eux. 
Deuxièmement, la vente de décorations de Noël a permis de faire connaître nos activités dans la Cité.L’équipe du jardin potager social a réalisé un travail titanesque en 1999. 
Le mérite des "jardiniers" est d’autant plus significatif qu’il s’agissait pour eux d’une reprise de contact avec le réseau social et avec le monde du travail. 
Outre le  fait d’avoir été capables de s’investir dans une activité structurée, avec les rythmes et la patience qu’elle impose, les "jardiniers " ont pu réaliser qu’ils étaient parfaitement aptes à produire quelque chose . Nul doute que l’expérience du jardin constitue un outil efficace permettant de faire émerger des processus identitaires autres que ceux liés à la toxicomanie. 
 

Douche et buanderie

A n’en pas douter, la possibilité de se doucher et de laver son linge a permis au "13 Ouvert" de ratisser plus large en termes de population rencontrée. Ces services ont répondu à une demande en constante augmentation. Les bénéficiaires  concernent aussi une population extérieure au Drop-in. Il s’agit dans ce cas de squatters et de "gens du voyage" pour lesquels cela répond à un besoin urgent. 
 

Les contrats ISP

La gérance d’un jardin et la préparation et la réalisation d’un repas communautaire nécessitent une main d’œuvre relativement importante. Au "13 Ouvert", le bistrot est partiellement tenu par des usagers qui, pour la plupart, bénéficient d’un contrat d’Insertion socioprofessionnelle(I .S .P) . Signalons que ceci a été possible grâce à l’accord et à la collaboration avec le Service de l’Action sociale.

Le contrat I.S.P. est un contrat tripartite conclu entre les Services sociaux d’une commune, un lieu de travail pouvant offrir un cadre adéquat et une personne désireuse de se lancer dans un programme de réinsertion professionnelle.
Les personnes sous contrat I.S.P. voient le montant de leur prestation augmenter de 250.- ce qui, pour elles, constitue une somme non négligeable. En un sens, le contrat I.S.P. peut également être considéré comme une contrepartie des prestations offertes par les Services sociaux. 

En 1999, huit postes I.S.P. ont été créés au sein du "13 Ouvert" et trois autres au jardin potager social. Ces postes concernent des fonctions de cuisiniers, aide - cuisiniers, sommeliers, concierges et jardiniers.

Avec chaque personne sous contrat, les collaborateurs du 13 définissent un cahier des charges, lequel est toujours individualisé. En effet, hormis les besoins d’une structure comme le restaurant de rue ou le jardin, il s’agit de tenir compte de la capacité réelle d’une personne de s’investir dans un travail. Pour les uns, les exigences seront élevées ; pour les autres, le cahier des charges sera minimal. 
Modestement, dans un premier temps, l’idée est d’accompagner ces personnes dans l’accomplissement de leurs tâches quotidiennes. Idéalement, ce « faire avec » doit être considéré comme une étape dans un processus de réinsertion. A moyen terme, ce qui est visé est d’atteindre un plus haut degré d’autonomie et, partant, la capacité d’assumer une plus grande part de responsabilités.

Régulièrement, le travail fourni par chaque personne sous contrat I.S.P. est évalué. Le cadre, le cahier des charges et l’horaire sont soumis à discussion. 
 
 

Le travail d'intérêt général (TIG) 

La politique décrite dans ce rapport en matière de décriminalisation des personnes toxicomanes fait son chemin...  L’excellente collaboration avec le Service de la Justice et plus particulièrement celui de l’Exécution des Peines a permis au "13 Ouvert" d’être un lieu possible pour exécuter une peine sous forme d’un travail d'intérêt général.
Pour sa réalisation, nous avons mis un cadre  (au Jardin potager ou à l’Antenne de proximité) et un travail individualisé en fonction de la problématique de la personne.
L’expérience pilote menée avec deux personnes en traitement dans notre institution durant cette année s’est révélée extrêmement positive et nous encourage à renforcer ce type de service.
 

Le coin statistique

Le Bistrot et l’accueil

150 personnes sont venues au "13 Ouvert" représentant 2800 passages
En comparaison à l’an passé, la population a doublé.
15 % des personnes ne sont pas connues de notre institution au début de l’année
35 % des personnes ne sont pas connues de notre institution dès le mois d’août
 

Cette évolution révèle que l’Antenne de proximité est de plus en plus connue et que le « bouche à oreille » commence à jouer un rôle d’information. Nous pouvons aussi supposer que les ouvertures plus importantes dès l’automne ont renforcé cette plus grande fréquentation en facilitant l’accès de ce lieu aux personnes de la rue.
 
 

La population qui fréquente le "13 Ouvert"

En  moyenne plus de 30% des personnes ne sont pas connues par le Drop-In.
Dans l’ensemble de la population, les problématiques rencontrées sont le fait de personnes polytoxicomanes avec une forte désinsertion sociale. L’augmentation des personnes « extra-Drop » montre l’intérêt et la reconnaissance de ce lieu par les usagers.

A Midi

1700 repas ont été servis 
510 repas  troqués par un travail utile à la collectivité. 

Comme nous l’avons déjà souligné, l’accueil au moment du repas reste un temps fort dans la vie du lieu.
Il est également intéressant de noter que la réalité financière a tendance à s’équilibrer, et ceci par la production maraîchère  du jardin. 

80% des personnes présentes au 13 Ouvert avant la période automnale prennent un repas chaud. 
Depuis l’automne, 35% des clients ne mangent pas ; ces personnes viennent au 13 pour bénéficier d’autres services - lessive, douche, travail dans l’atelier - ou simplement boire un café ou se réchauffer.

Le "13" a ouvert  110 jours durant l’année 1999.
 Progressivement, le nombre de passages a augmenté  selon les saisons :

moyenne des passages au printemps 16
moyenne des passages en automne 26
moyenne des passages en hiver 30

Ces chiffres sont à relativiser dans la mesure ou l’augmentation de la population est corrélée positivement au nombre d’ouvertures plus important durant la fin de l’année. Ils signalent dès lors une tendance : les temps d’ouvertures élargies permettraient à un plus grand nombre de venir dans ce lieu. Ceci nous renvoie à une observation clinique où souvent les personnes encore sans repères stables ont des difficultés à revenir lorsqu’elles ont trouvé le "13 Ouvert" fermé ! 
 

Le secteur de soins infirmiers

150 personnes ont bénéficié de soins para-médicaux représentant plus de 500 passages :
15 personnes ont bénéficié d’un suivi pour des abcès
10 personnes ont effectué un dépistage pour l’hépatite C
600 seringues ont été échangées.

Les activités occupationnelles

ateliers:

200 passages dont 5 personnes ont travaillé de manière régulière.
 
 

Le Jardin potager social:

Plus de 1200 passages dont 6 personnes ont travaillé de manière régulière.
 

La douche et la buanderie:

L’un de ces services a été utilisé plus de 300 fois ; c’est durant l’automne et l’hiver qu’il a été le plus fréquenté.
 

Les contrats ISP:

11 personnes ont bénéficié de ce type de contrat totalisant plus de 4000 heures de travail effectuées dans le cadre du 13 OUVERT ou au Jardin sous la supervision de l’équipe éducative.
 

Projets

L’effort fourni en 1999, à n’en pas douter, se poursuivra en 2000. Plusieurs projets sont à l’étude. A l’heure où vous lirez ces lignes, la plupart d’entre eux se seront concrétisés. 

Parmi ceux-ci, citons premièrement le développement de la prévention liée aux substances psycho-actives. Un cours sur différents thèmes liés à la  réduction des risques. Des séances d’information sur les thèmes de l’overdose, des techniques d’injection et des informations sur les hépatites vont être établies et devraient pouvoir être dispensées prochainement.

De plus, l’offre d’activités occupationnelles devrait largement s’étoffer. A court terme, le "13  Ouvert" pourrait devenir un sous-traitant des Perce-Neige dans la fabrication des K-Lumet.
Inspirée par un groupe de patientes du Drop-in, l’idée de créer un atelier de couture se concrétise actuellement. Enfin, mentionnons encore le projet de mettre sur pied une salle de fitness.

En ce qui concerne l’aspect « bistrot », les cuisiniers et les usagers du 13 OUVERT bénéficieront des cours et des conseils d’une diététicienne. La valeur nutritive des repas servis gagnera en qualité et, nous l’espérons, offrira un meilleur savoir-faire dans le quotidien de chacun.

On le constate, les idées abondent. Cette multitude de projets, à notre sens, est motivée par l’évidence d’un constat qui rejoint celui de l’Office Fédéral de la Santé Publique. L’aide à la survie pour les personnes toxicomanes constitue un point essentiel du système de  prise en charge. Il est complémentaire et indispensable à tout programme  permettant de viser à l’abstinence.
 
 

Bilan 

L’Antenne de Proximité cette année a démontré l’importance de son existence par l’augmentation  significative de personnes toxicodépendantes fortement désinsérées qui la fréquentent.

Les services offerts ont été très diversifiés et ont répondu  à des besoins fondamentaux de cette population.

Sur le plan médical, nous avons dispensé des soins ambulatoires ponctuels et réguliers. De l’information aux soins, nous avons aussi diminué les risques de maladies transmissibles entre autre par l’échange de matériel injectable.

L’accès au bistrot - lieu d’accueil - a permis à beaucoup de bénéficier d’autres structures telles que la buanderie et les divers ateliers. Un nombre impressionnant d’usagers a eu la possibilité d’acquérir des expériences gratifiantes et  adaptées à leurs possibilités.

Les travaux  à " la carte" proposés dans le cadre du "13 Ouvert" et du jardin potager ont dépassé toutes nos espérances. Beaucoup ont pu développer un vision réaliste et vivre des   contacts sociaux  "hors zone". Ils sont devenus pour certains progressivement des partenaires dans le fonctionnement du "13 Ouvert".

Cette année, nous sommes en mesure d’observer l’amélioration de l’état physique et psychique de certains usagers. Ce constat est très réjouissant et nous ne pouvons qu’espérer faire perdurer ce type de prévention dans notre ville. 
 
 
 
 
 
 
 
 


prévention primaire
prévention secondaire
prévention tertiaire (secteur de soins).
Aide à la survie
Retour à la page d'accueil