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" LE 13 OUVERT 2000"

 

Une approche spécifique 

Dans le contexte qui est le nôtre, nous avons déjà signalé (dans de précédents rapports d’activité) le fait que le terme “ d’aide à la vie ” est peut-être plus révélateur du travail qui est effectué. Certes, la “ survie ” de certains de nos patients ou de personnes fréquentant le 13 en état de crise aiguë peut devenir une préoccupation majeure. Que ce soit au Drop-in ou à l’antenne de proximité, nous sommes fréquemment confrontés à des situations extrêmes où la vie de la personne qui demande semble ne tenir qu’à un fil ténu. Dans les deux structures, des réponses adéquates peuvent être données, que ce soit sous la forme d’une orientation, d’un soutien psychologique ou social, voire d’une médicalisation adéquate. 

Un nombre non négligeable de “ clients ” du bistrot social situé au 1e étage de l’antenne de proximité ont par la suite décidé d’entreprendre un traitement. Certains d’entre eux, souffrant d’addiction, se sont naturellement adressés au Drop-in. D’autres, par contre, ont été orientés vers d’autres structures de soin - notamment le Centre Psycho-social (CPS). Cette réalité permet d’affirmer que le 13 Ouvert peut être considéré comme une porte d’entrée et un corridor menant en direction du tissu sanitaire et social, en particulier vers les lieux de soin.  

Nous l’avons mentionné l’année précédente, il existe une autre porte d’entrée au 13 Ouvert : “ l’occupationnel . Par rapport à d’autres lieux d’accueil de ce type, la spécificité du 13 Ouvert est peut-être l’offre d’activités aussi diverses que la cuisine, la conciergerie, la couture ou le travail dans l’atelier. Les postes que nous proposons sont occupés en majorité par des personnes en traitement au Drop-in et, souvent, l’occupation s’inscrit dans la logique du traitement. 

Ainsi la spécificité du 13 Ouvert n’a de sens que si elle s’inscrit dans une complémentarité avec ce qui est fait dans les lieux de traitements - qu’il s’agisse du Drop-in ou d’autres structures d’aide. 

Il est temps maintenant de vous proposer une sorte de “ photographie ” du 13 Ouvert, photographie qui se veut le reflet neuchâtelois (reflet tout en nuances) de ce qui a été précédemment développé.

 

L’accueil   

La principale raison d’être de l’antenne de proximité est toujours constituée par l’accueil qui y est effectué. Mais que sous-tend ce mot passe-partout qui intrinsèquement ne signifie pas grand chose ? 

Le cadre 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, un écueil nous paraît important à préciser. Un accueil tel qu’il est traduit dans une antenne de rue ne signifie en aucun cas que n’importe quoi peut être fait dans ce lieu et que les travailleurs sociaux optent envers et contre tout une attitude de “ laisser-faire ”. 

Pour fonctionner, n’importe quel lieu d’accueil a besoin d’au moins un minimum de règles. Les nôtres se résument ainsi : pas de violence, pas de trafic, pas de consommation. D’autres règles - moins fondamentales mais nécessaires - assurent le bon fonctionnement de certains espaces (l’accès à l’espace cuisine, par exemple, est réservé aux membres de l’équipe cuisine ; chacun est invité à débarrasser sa table après le repas ; etc.). Le cadre est souple mais nous tenons à ce qu’il soit respecté. 

Un accueil chaleureux et de qualité ne peut faire l’économie de ces exigences. De plus le cadre que nous proposons permet aux usagers de différencier ce lieu d’un endroit de “ zone ” avec toute l’insécurité que celle-ci implique. Nous pensons que pour certains usagers passablement déstructurés, ce cadre minimal contient déjà une esquisse de quelque chose de “ thérapeutique ”

La cohabitation entre certains usagers est parfois difficile et tendue. De même la promiscuité - souvent beaucoup de monde (et de chiens !) dans un espace restreint - n’est pas toujours évidente à gérer. Néanmoins, au vu de la population fréquentant le 13 Ouvert, nous déplorons somme toute peu de passages à l’acte violents. Quant au trafic et à la consommation, nous tentons de responsabiliser chaque usager en leur transmettant notamment le message selon lequel ces pratiques, à terme, ne sont pas viables dans un lieu comme le nôtre et que la pérennité de celui-ci est intimement liée au respect du cadre mis en place.

 

De multiples demandes

 

On s’en doute, le rôle des travailleurs sociaux ne se limite aucunement à celui de garant du cadre. De multiples demandes émanent des usagers. Celles-ci concernent aussi bien des renseignements de type social que des questions plus spécifiquement relatives à la problématique des dépendances. Notre “ double casquette ” (à la fois collaborateurs au 13 Ouvert et référent au Drop-in) nécessite parfois une certaine prudence dans nos réponses. Il est primordial, en effet, de se garder d’interférer dans la relation thérapeutique liant l’usager et son référent au Drop-in et d’éviter soigneusement d’envoyer des messages paradoxaux. 

Il va sans dire que nous ne pouvons répondre à toutes ses demandes. Fréquemment, notre réponse concerne plutôt une orientation de la personne vers des services plus adaptés et compétents selon le problème soulevé. Il n’est pas rare que les démarches (par ex. demande d’aide pour un déménagement ou inscription aux Services sociaux) soient effectuées avec la personne. 

D’autres demandes sont moins explicites et concernent essentiellement un désir d’être entendu et écouté. Lorsque, visiblement, une personne est en état de détresse, nous lui proposons un temps d’écoute et d’attention, cela dans un espace éloigné des regards et des oreilles indiscrètes. Ces types d’entretiens ne sont pas rares mais, encore une fois, nous tentons dans la mesure du possible d’encourager la personne à (re-)prendre contact avec son réseau (médecin traitant, assistant social, ... ou un collègue référent du Drop-in).

 

Le bistrot 

Depuis ses débuts, l’antenne de proximité a été mue par la vocation de proposer un repas aux usagers. Aujourd’hui, un repas est servi chaque jour de la semaine et le bistrot ne désemplit pas. Quotidiennement, ce sont en moyenne plus de 20 assiettes qui sont servies. 

La confection des repas et le service sont toujours l’œuvre d’usagers - le plus souvent également suivis dans notre institution - qui bénéficient d’un contrat d’insertion socioprofessionnelle (I.S.P.). Nous reviendrons sur la nature et l’adéquation de tels contrats. Durant l’année 2000, nous avons eu la satisfaction de constater une sensible amélioration dans la qualité de la cuisine. La supervision de l’équipe cuisine par une collaboratrice du Drop-in et les cours dispensés par une diététicienne ne sont pas étrangers à ces progrès. 

Malgré d’inévitables difficultés de cohabitation et de gestion du stress, les équipes cuisine semblent désormais “ rodées ” et effectuent leur travail avec beaucoup de plaisir, de compétences et d’autonomie. 

Le feed-back des clients est d’ailleurs le plus souvent très positif, ce qui est particulièrement gratifiant pour les cuisiniers et leurs aides. 

Le prix du repas (4.-) est extrêmement modeste et, pour ceux qui sont dans l’incapacité momentanée de régler leur note, une alternative leur est offerte : ce que nous appelons  le troc ”. Il s’agit en fait de la possibilité de payer son repas en effectuant un travail utile à notre collectivité (vaisselle, nettoyages, aide au service, etc.). Le troc est toujours individualisé. Il n’est pas rare, en effet, d’accueillir des personnes très affaiblies et diminuées dans leur capacité de travail. Nous leur demandons néanmoins une participation minimale dans l’aide aux rangements : concrètement, le troc peut par exemple consister à débarrasser sa propre assiette et à nettoyer une ou deux tables ! 

Nous avons abandonné l’idée de “ l’ardoise ” après avoir constaté que cette pratique, finalement, va à l’encontre d’une responsabilisation et d’une participation active à la vie de la maison. 

 

La note conclusive est unilatéralement positive : le bistrot dont l’essence est d’être au service de l’accueil remplit complètement sa fonction et permet à une population en manque de repères stables de se nourrir de manière équilibrée au moins une fois par jour à la même heure.

 

Qui est accueilli au 13 ?   

Nous nous sommes largement penchés sur le concept “ d’aide à la survie ” (ou “ aide à la vie ”) plus haut dans ce chapitre. Le point essentiel véhiculé par cette notion est le bas niveau d’exigences formelles dans l’accueil (ou le traitement) des personnes sollicitant les structures fonctionnant selon cette philosophie. Au 13 Ouvert, en théorie, n’importe qui peut franchir la porte d’entrée et se poser pour échapper à la solitude, boire un café, se restaurer ou encore participer plus activement encore à la vie de la maison. Dans les faits, nous constatons que la grande majorité des “ clients ” est issue de la “ zone ”. 

Cependant, signalons que cette “ zone ” n’est pas homogène, n’est pas constituée que de personnes dépendantes aux produits psychotropes et ne développe pas les mêmes attentes par rapport à un lieu comme le 13 Ouvert. Attentes différenciées que l’on peut tenter d’identifier (même s’il faut être conscient qu’une même personne peut figurer dans plusieurs catégories) : 

n   Nous l’avons dit, certains usagers s’y rendent pour se poser dans un endroit où ils peuvent échapper à des regards jugeant, où ils ne craignent pas la confrontation directe avec ce qui est, selon eux, trop institutionnalisé et menaçant.

n   Il n’est pas rare d’entendre que pour plusieurs, le 13 Ouvert est un espace privilégié de rencontres. C’est avec beaucoup d’intérêt et de satisfaction que nous avons observé - et parfois encouragé - l’émergence de mouvements spontanés de solidarité (par exemple : organisation d’un déménagement) ou de “ self-help ” (accompagnement de personnes en difficulté).

n   D’autres conçoivent l’antenne de proximité essentiellement comme un dispensateur de services : un bistrot où il est possible de bien manger et pour pas cher ; une douche et une buanderie (utilisées chaque jour par des squatters ou des gens de passage).

n    Enfin, plusieurs usagers, dont la plupart sont entrés au 13 par les “ portes ” décrites ci-dessus, utilisent cet espace comme lieu de réinsertion - avec toutes les nuances que ce terme recèle (cf. chapitre sur “ l’occupationnel ” et notamment les sous-chapitres concernant les contrats I.S.P. et les T.I.G.). 

 

La réduction des risques 

Les soins infirmiers 

Le secteur des soins infirmiers au 13 se concentre avant tout sur deux offres : 

n   distribution de matériel injectable stérile 

n   soins ou “ orientation - information ” pour les dommages liés aux injections. 

Plus de 400 seringues ont été distribuées via l’antenne de proximité, ainsi que du matériel servant à l’injection (aiguilles, eau stérile, désinfectant, acide ascorbique...). 

Le modèle des seringues avec filtre est proposé. Ce modèle est hygiéniquement avantageux par rapport à la technique “ classique ” d’injection qui utilise le plus souvent comme filtres des cotons de cigarettes. Ces “ cotons ”  sont reconnus pour devenir de véritables nids de bactéries, et il est fréquent que les consommateurs les réutilisent plusieurs jours après le premier shoot. Cette pratique comporte un fort risque de développer une infection. L’utilisation du filtre proposé avec ce type de seringues évite ce risque. 

Le retour des seringues usagées est encouragé, et dans ce cas le matériel neuf est remis gratuitement. Sinon il est normalement demandé 50ct. pour l’ensemble du matériel, ceci reste négociable en fonction des situations. 

Plusieurs personnes nous ont montré des abcès. Une prise en charge peut être amorcée si la situation n’est pas trop grave. Dans le cas contraire, les personnes sont réorientées vers les policliniques ou vers leur médecin traitant. 

Différents petits maux physiques sont manifestés (nausées, vertiges, boutons, plaies...). Il n’est pas rare de prendre aussi la tension artérielle afin de rassurer une personne qui est souvent anxieuse. L’attention portée aux symptômes physiques nous permet souvent d’approfondir avec le patient leur malaise qui est plus global et suivant la situation de le réorienter vers un lieu de soins ou un lieu social au besoin. 

Face à quelques situations de jeunes femmes très “ déstructurées ” autant psychiquement que socialement, un travail spécifique a été entrepris sur le problème de la contraception. Des conseils et du soutien ont été prodigués, ainsi qu’une réorientation vers le planning familial.

 

Cours sur la prévention des risques   

1) Le point de départ : un constat 

Dans le cadre de notre travail quotidien auprès des usagers, force nous a été de constater que le manque de connaissances de ces derniers concernant les risques liés à la consommation de produits stupéfiants est inquiétante. Inversement, la “ zone ” pullule de représentations et de croyances souvent erronées. L’exemple de l’eau salée injectée comme antidote de l’overdose en est un paradigme. La croyance selon laquelle le HIV peut aujourd’hui être guéri - croyance on ne peut plus fausse et dangereuse - est également véhiculée par certains. 

Considérant que la première phase de toute prévention auprès de personnes déjà toxicodépendantes consiste à donner des informations claires, précises, concises et facilement assimilables, nous avons été d’avis qu’il serait judicieux de s’inspirer de l’expérience pilote menée à Genève - à savoir un cours centré sur la prévention des overdoses. Ainsi un concept de prévention des risques a été développé par des collaborateurs du 13 Ouvert. Il se veut accessible, interactif et ouvert à la collaboration avec d’autres intervenants 

2) Choix des thèmes et messages 

Le choix des thèmes et des messages à transmettre nous a été dicté par plusieurs éléments. Le premier est notre expérience sur le terrain et les questions qui nous sont fréquemment posées par les usagers - notamment le thème de l’overdose. Le second est lié à la fréquence et à la dangerosité de certaines pratiques auxquelles s’ajoute le problème des fausses croyances y relatives. Ce second élément concerne aussi bien l’overdose que les techniques d’injection. Quant au thème des hépatites virales, il est essentiellement dicté par son envergure épidémiologique chez les consommateurs de drogues.  

L’overdose

Le thème de l’overdose nous a paru central à traiter. Nous pensons qu’un minimum de connaissances théoriques, une capacité à en reconnaître les signes et l’apprentissage de comportements simples et adéquats à adopter sont autant d’atouts permettant de sauver des vies. Sans en présenter une liste exhaustive, une série de messages nous ont paru essentiels à transmettre parmi lesquels : “ il est possible d’identifier les signes d’une overdose ” ; “ l’overdose aux opiacés est un arrêt respiratoire ” ; “ attention aux mélanges et à la consommation après un temps d’abstinence ” ; “ la personne qui alerte les secours ne sera pas poursuivie en justice pour des faits liés à la consommation ” ; “ mieux vaut appeler le 144 “ pour rien ” que de laisser une personne mourir... ”. Nous avons également tenu à ce que les participants acquièrent certains gestes et réflexes, raison pour laquelle l’apprentissage de la respiration artificielle est une part essentielle du programme. 

 

Les hépatites

Les injecteurs de drogues figurent parmi les populations les plus touchées par les virus de l’hépatite. Médicalement, l’orientation du traitement est largement influencée si le diagnostic de l’hépatite est posé - notamment l’hépatite C. Le cours a pour but de sensibiliser les participants sur l’importance du dépistage. Il insiste également sur les stratégies permettant de freiner l’évolution de l’hépatite C vers un cancer du foie ou une cirrhose, à savoir : se faire vacciner contre les hépatites A et B si la personne ne les a pas encore contractées ; réduire voire stopper toute consommation d’alcool ; si la personne est encore consommatrice, au moins éviter d’injecter. A l’adresse des participants qui n’ont pas contracté le virus de l’hépatite C, le message central consiste à insister sur l’absolue nécessité de ne jamais partager leur matériel d’injection (seringue, aiguille,... mais également la cuillère, le filtre ou l’eau). Un autre message est de préciser que la transmission de l’hépatite B se transmet également par voies sexuelles - message d’autant plus important que le virus de l’hépatite B est beaucoup plus résistant et transmissible que celui du H.I.V..

 

Les techniques d’injection

Un programme de prévention des risques liés à la consommation de produits stupéfiants ne peut faire l’économie d’aborder le thème des techniques d’injection. Nul n’est sans savoir que le partage de seringues et une mauvaise hygiène d’injection présentent des risques considérables : la transmission de maladies virales ; l’infection bactérienne ; les lésions aux veines. En matière d’injection, un minimum de savoir-faire réduit considérablement les risques précités. Un des leitmotiv de la prévention est d’insister sur le slogan “ 1 seringue, 1 aiguille, 1 shoot ”. Proscrire l’échange de matériel - quel qu’il soit - doit également être répété. Enfin, le fait de bien expliciter la nature, l’utilité et la manière adéquate d’utiliser ce que contient une boîte-flash[1] n’est pas un exercice superflu. Au-delà de toute attitude moralisatrice, nous sommes d’avis que l’enseignement d’une bonne hygiène d’injection permet de compléter les prises en charge individuelles des patients qui continuent de consommer. Il paraît évident que le traitement est “ facilité ” si la personne parvient à éviter de contracter une hépatite ou une infection bactérienne. 

 

3)  Bilan de l’exercice 2000 

Durant l’année écoulée, nous avons organisé deux cycles de cours, un comprenant 5 séances d’environ 1 heure pendant laquelle un des thèmes précités est abordéToutes les personnes n’ont pas suivi l’ensemble des cinq cours. En effet plusieurs participants n’ont assisté qu’à une partie du cycle au gré de leurs envies et des thèmes proposés. La formule d’inscription et de participation est restée souple - sauf peut-être pour les personnes effectuant un travail d’intérêt général (TIG) pour lesquelles la participation a été obligatoire -.

 

En moyenne 8 personnes ont assisté à chaque cours.

 

Le nombre de participants aux séances a varié entre 4 et 10 personnes. Les thèmes de l’overdose et des hépatites ont été plus mobilisateurs que celui relatif aux techniques d’injection. Ce n’est pas une surprise car la population qui fréquente ces cours n’est pas uniquement constituée d’injecteurs actifs. Certains, en effet, ont abandonné cette manière de consommer ; plus rarement, certains participants n’ont jamais injecté les produits consommés. De plus, pour beaucoup, le fait de participer au cours sur les techniques d’injection peut signifier implicitement qu’ils continuent de s’injecter des drogues, ce qui n’est pas toujours aisé à reconnaître. 

Le nombre de participants pour ces premiers cycles est tout à fait satisfaisant à nos yeux. Le fait d’avoir prévu le déroulement de ces cours quelques minutes après le repas du 13 - moment de forte affluence - a permis à des personnes non inscrites d’y participer. Cette stratégie a eu l’avantage de compenser les absences de personnes pourtant inscrites au cours. 

Suite aux discussions que nous avons eues après les séances avec les participants, il en est ressorti un “ feed back ” globalement positif, avec notamment la satisfaction d’avoir acquis ou tout au moins clarifié de nouvelles connaissances et / ou stratégies. Néanmoins nous nous sommes rendus compte que pour certaines personnes, plusieurs aspects du contenu du cours n’ont pas toujours été très bien compris ou assimilés. Le niveau des participants étant très divers (capacités d’attention et de compréhension variées et pouvant être perturbées par la prise de médicaments ou produits stupéfiants). Nous ajouterons que la somme d’informations relativement copieuses présentées dans un laps de temps assez court expliquent sans doute ces “ défaillances ”. 

Mais rappelons que l’objectif des cours est modeste : il n’entre pas dans notre propos de faire des participants des spécialistes en réduction des risques, mais simplement de leur permettre d’assimiler quelques messages et comportements  essentiels suivant les thèmes abordés. Ces premiers cycles nous ont confortés dans nos choix. 

Le questionnaire interactif utilisé comme support pédagogique a été très efficace comme moyen didactique. Il a facilité les échanges au sein du groupe ce qui a permis, entre autre, de repérer les fausses croyances sur les sujets abordés.

 

Animée par des spécialistes du Service d’Incendie et de Secours (S.I.S.), la séance pratique sur la réanimation respiratoire a été particulièrement appréciée par les participants. Hormis la qualité des intervenants, la possibilité d’effectuer des exercices pratiques sur des mannequins a été très enrichissante et s’est révélée tout à fait indispensable pour l’apprentissage de la réanimation d’une overdose. 

 

4)  Conclusion et nouvelles perspectives 

Au vu de ce premier exercice 2000, il nous paraît important de poursuivre cette démarche en 2001. Bien que le principe des cours sera identique, notre réflexion s’est portée sur la possibilité d’introduire quelques idées neuves parmi lesquelles : s’appuyer sur des supports graphiques (photo, vidéo...) pour enrichir le cours ;  introduire une évaluation en fin de séance pour vérifier l’acquisition et (re-)préciser les messages clés ; si l’opportunité se présente co-animer le cours avec un usager de drogues. 

 

Le flyer overdose : “ INFOZONE ”   

Rappelons que l’idée première, à la demande du “ Bureau de la Commission Drogue ”, était de remettre à jour le “ flyer overdose ” distribué en pharmacie et destiné aux acheteurs de matériel d’injection. Nous avions abandonné l’idée que ce flyer soit rédigé par un groupe d’usagers suite à différentes difficultés concrètes rencontrées. La rédaction du flyer est sous la responsabilité de professionnels qui le créent dans un échange perpétuel avec les usagers du 13. 

Le flyer overdose a été baptisé INFOZONE. 

Infozone se présente sous la forme d’une page A4 recto-verso qui  est plié en trois parties (cf. annexes). Le recto est consacré au thème de l’overdose (information sur la réanimation artificielle, les causes de l’OD...). Le verso de la page est principalement destiné à un thème d’actualité qui est renouvelé trois ou quatre fois par année. Cette année deux sujets ont été abordés : la cocaïne puis les hépatites. Ils ont permis de faire passer des informations et des recommandations sur ces deux problèmes qui provoquent de gros dégâts parmi les usagers de drogues. En ce sens, le flyer INFOZONE nous paraît un outil adéquat en terme de réduction des risques.  

Le flyer a été distribué dans les pharmacies de l’ensemble du canton par l’intermédiaire des trois centres ambulatoires et avec l’appui du pharmacien cantonal. Il a également été présenté dans les structures d’accueil (le 13 Ouvert, le Seuil, le CAPVT). 

Pour les prochains numéros d’INFOZONE, une collaboration rédactionnelle entre les centres ambulatoires neuchâtelois est imaginée.  


L’occupationnel au 13 Ouvert

   

Depuis près de deux années, l’antenne de proximité propose aux usagers différentes activités. Nous avons assisté à une explosion de la demande en matière de contrats d’insertion socio-professionnelle (I.S.P.). Durant l’année 2000, deux nouveaux projets ont pu voir le jour : l’atelier K-Lumets et la couture. Les autres offres occupationnelles concernent la cuisine (confection des repas et service), la jardin et la conciergerie. Cette année, les différents lieux de travail ont également permis à plusieurs usagers d’effectuer un travail d’intérêt général (T.I.G.), cela en collaboration avec l’Office de l’Exécution des Peines. 

Le contrat d’insertion socio-professionnelle (I.S.P.) 

Nous l’avons déjà précisé dans notre rapport de l’année dernière, le contrat I.S.P. est un contrat tripartite conclu entre les Services sociaux d’une commune, un lieu de travail pouvant offrir un cadre adéquat et une personne souhaitant (ré-)investir un programme d’occupation structuré et supervisé.  

Il s’agit de préciser que le cahier des charges d’un travailleur I.S.P. est le fruit d’un accord entre les travailleurs sociaux du 13 et la personne qui s’y inscrit. Autre point capital : le cahier des charges est toujours individualisé et, en ce sens, présente un compromis entre les attentes, les capacités de la personne et les besoins de l’antenne ou du jardin. 

Pour certains usagers, le cahier des charges fait mention de passablement d’exigences et de responsabilités. Le programme mis en place se rapproche alors d’une (ré-)insertion professionnelle. Dans la plupart des cas, cependant, la réalité de la personne fait pencher la balance vers un cahier des charges modeste en terme de quantité de travail et d’exigences fixées. Plutôt que de la “ réinsertion ”, il est légitime d’affirmer que nous sommes là dans un domaine que l’on pourrait baptiser le “ relationnel - occupationnel ”. Il s’agit alors bien plus d’une (ré-)insertion sociale que professionnelle. Cette souplesse permet à beaucoup de se réinscrire dans un rythme de vie plus stable et mieux structuré, cela sans mettre en place un dispositif et des objectifs trop élevés qui, inévitablement, mèneraient à un nouvel échec si la personne n’était pas prête. 

Quelle que soit la nature du cahier des charges, nous exigeons que ce qui a été décidé soit respecté par le travailleur I.S.P. (horaire, respect des règles de base, etc.). Dans notre perspective, c’est là un point essentiel du contrat. 

Le travail d’intérêt général (T.I.G.)

 

Le Drop-In adhère à la conviction selon laquelle l’emprisonnement de personnes toxico-dépendantes pour des motifs de consommation personnelle est la plupart du temps une mesure inopérante, voire contreproductive. En effet si l’on considère que la consommation de produits stupéfiants est une automédication contre des problématiques sous-jacentes et antérieures, l’emprisonnement ne règle rien et souvent complique. 

La sphère juridique tend à partager cette opinion. L’excellente collaboration avec le Service de la Justice et plus particulièrement avec l’Exécution des Peines nous a incité à poursuivre notre expérience en matière de programmes de travaux d’intérêts généraux. Depuis 1999 déjà, le 13 Ouvert et le jardin sont des lieux où il est possible d’exécuter un T.I.G..

 

Les différentes occupations 

Nous avons déjà passablement insisté sur le travail effectué en cuisine par des équipes dont la compétence est encourageante. Chaque jour, en effet, les cuisiniers et leurs aides concoctent des mets appréciés par les usagers. Il faut souligner que jamais, dans le courant de l’année 2000, une équipe de cuisine nous a fait faux bond. Certes, certains membres ont été absent une fois ou l’autre, mais cela n’a pas empêché le repas de se faire et d’être servi dans les temps. 

Un lieu comme le 13 Ouvert qui contient plusieurs étages et accueille près de 40 personnes quotidiennement ne peut faire l’économie d’une équipe de concierges (ou plutôt de bricoleurs hommes à tout faire). A l’actif de ces derniers, mentionnons l’excellent travail de nettoyage et de rénovation effectué dans la bibliothèque de l’antenne. Celle-ci est devenue un lieu accueillant et chaleureux que nous espérons développer et exploiter en 2001.

 

L’atelier de couture

 

La mise en place de l’atelier de couture témoigne du dynamisme qui anime certains usagers. Trois jeunes femmes fréquentant régulièrement le lieu ont mis en commun leurs idées, leurs envies et leur énergie pour proposer et créer un espace réservé à la couture. Supervisée par une collaboratrice, elles ont fait preuve d’autonomie et de rigueur dans cette entreprise. En quelques semaines, l’atelier est passé du statut de projet à celui d’espace fonctionnel. 

Les couturières - qui ont suivi des cours avant de se lancer dans l’aventure - rendent passablement de services aux usagers et aux travailleurs I.S.P. parmi lesquels : 

n   fabrication de tabliers pour les cuisiniers

n   confection de rideaux et de sets de table pour le bistrot

n   réparations, retouches de vêtements

n   supervision de personnes désireuses de s’essayer à la couture et / ou de réparer elles-mêmes leurs vêtements

n   gestion d’un troc d’habits

 

L’atelier K-Lumets

 

L’atelier K-Lumets a vu le jour dans le courant de l’année 2000. L’atelier de menuiserie du 13, alors occupé très occasionnellement pour des projets personnels, a permis de mettre en place un dispositif permettant la confection d’allume-feux. 

Ainsi l’atelier K-Lumets du 13 Ouvert est devenu un des nombreux lieux de sous-traitance des allume-feux commercialisés par la Fondation des Perce-Neige. Nous tenons à remercier les responsables des ateliers protégés de Monruz pour leur accueil - à quelques reprises des usagers se sont rendus dans ce lieu pour y être formés -, leurs conseils et leur aide matérielle. 

Actuellement, l’équipe K-Lumets est formée de 4 personnes travaillant 6 heures par semaine.

Dans l’offre occupationnelle de l’antenne de proximité, l’atelier K-Lumets permet à ceux qui s’y inscrivent de travailler à leur rythme, cela dans un endroit et une atmosphère beaucoup moins “ effervescents ” que peuvent l’être le “ bistrot ” ou la cuisine

Bien que la production ait eu passablement de peine à démarrer,  nous devrions observer les premiers fruits de cet investissement en temps et en matériel en 2001.

 

Le jardin potager social ou “ Drop-in Garden ” 

 

En ce qui concerne le jardin, les récoltes successives ont permis de continuer d’approvisionner “ le bistrot ” du 13 Ouvert en produits frais

L’équipe du jardin est constituée de 11 personnes travaillant sous la supervision d’un chef de culture. Ce dernier, accompagné par un  travailleur social,  ouvre “ le chantier ” chaque matin, distribue le travail et veille à la bonne marche de la petite entreprise. 

Cette année, la participation et l’investissement des usagers a permis de poursuivre le développement du “ Drop-in Garden ” qui, rappelons-le était encore en friche en 1999. Aujourd’hui, l’intégralité de la surface cultivable est exploitée avec notamment un accroissement important de la culture florale. 

Concernant l’enceinte, les serres et les bâtiments du jardin, les travaux de restauration sont toujours en cours. L’objectif que nous nous étions fixés - à savoir redonner vie aux anciennes serres de la Ville de Neuchâtel - est en passe de se réaliser. 

Mais le Jardin potager social ne se réduit pas à un espace géographique. Diverses activités  “ extra muros ” ont été réalisées en 2000. Ainsi, à deux reprises, un stand du “ Drop-in Garden ” destiné à la vente des plantons s’est implanté en ville. Les bénéfices récoltés lors de ces ventes ont permis divers investissements matériels d’une part, et une reconnaissance sociale de la qualité du travail effectué par les usagers d’autre part.  

En décembre, le désormais traditionnel “ stand de Noël ” tenu par les travailleurs I.S.P. et quelques collaborateurs du Drop-in a  reçu un très bon accueil. Le stand de Noël a notamment permis d’informer les nombreux clients sur la nature et les objectifs des activités proposées dans le cadre d’une structure comme le jardin. De plus, le stand a favorisé l’éclosion de moments de vie extraordinaires et privilégiés pour les travailleurs I.S.P. qui  ont pu constater que leurs efforts et la qualité de leurs décorations ont été massivement salués par les passants. Enfin, la quantité de matériel vendu et le bénéfice retiré ont largement dépassé leurs espérances, preuve que leur investissement n’est pas resté sans écho. 

Au vu de l’expérience vécue au jardin jusqu'à ce jour, nous nous sentons confortés dans notre volonté de proposer une reprise de contact avec une activité de type occupationnel par des travaux liés à la terre. Les “ jardiniers ” qui, au fil des saisons, voient sortir de terre le fruit de leur labeur, ont cette année encore fait preuve d’un potentiel extraordinaire. Il est tout à fait réaliste d’affirmer que pour plusieurs d’entre eux, cette activité a contribué au fait qu’ils puissent se forger une autre identité que celle liée à la toxico-dépendance.

 

La mise en place et le développement du  jardin n’auraient pu se réaliser sans l’appui de certains. Le Drop-in tient par conséquent à remercier : 

n   La Ville de Neuchâtel  qui nous a permis de mettre sur pied en nous mettant le terrain à disposition “ cette entreprise ”, laquelle  s’inscrit désormais dans les projets durables de notre cité.

n   Les voisins qui nous témoignent leur confiance et qui se sont montrés prêts à s’ouvrir à d’autre images que celles véhiculées traditionnellement sur les personnes toxicodépendantes. Le succès de “ l’apéro des voisins ” nous encourage à  continuer nos efforts et nous permet d’envisager une vie associative dans le cadre de ce cadre magnifique qu’est devenu le Jardin potager social.

 

 

Projets 2001  

 

Renforcer la distribution de seringues et de matériel d’injection 

A Neuchâtel, la distribution du matériel d’injection s’effectue principalement par le biais des pharmacies et par l’antenne de proximité du Drop-in. L’offre actuelle nous paraît insuffisante face aux demandes qui ont considérablement augmenté depuis l’apparition massive de la cocaïne sur le marché. En terme d’horaire, différentes périodes ne sont pas couvertes, notamment le soir. Faciliter l’accessibilité au matériel d’injection est l’une de nos préoccupations majeures afin de réduire d’importants risques médicaux. 

Dans différents cantons suisses alémaniques, un automate distributeur de seringues a été implanté dans la cité. Ce type de service comporte de nombreux avantages. Il permet notamment une accessibilité au matériel d’injection 24 heures sur 24. Accès illimité et anonyme, ce qui encourage clairement le consommateur à renouveler son matériel plus souvent et à ne pas réutiliser plusieurs fois son matériel souillé.

Seul point d’interrogation face à la distribution par un automate : le retour des seringues usagées. L’expérience suisse alémanique montre que le retour se fait dans de bonnes proportions - proportion comparable au système actuel où on demande en règle générale le retour d’une seringue usagée pour obtenir une nouvelle seringue. Toutefois, si le projet de l’automate peut se concrétiser en ville de Neuchâtel, nous avons imaginé un système original dans le but de favoriser le retour du matériel usagé. L’idée est la suivante : ajouter dans le prix de vente une taxe de “ dépôt ” pour la seringue et l’aiguille s’élevant à 50ct. et, bien entendu, rendre cette somme lorsque la personne nous ramène son matériel d’injection. C’est le système de la seringue consignée qui aura très certainement un effet considérable au sein de cette clientèle pour qui l’argent reste souvent un problème majeur.

 

Développer “ l’autogestion supervisée ” 

A ce jour, les espaces du bâtiment abritant l’antenne de proximité ne sont pas tous exploités. A l’instar du Jardin potager social il y a quelques années, certaines pièces sont encore “ en friche ”. Pourtant, plusieurs projets qui nous tiennent à cœur tardent à voir le jour. A cela deux raisons principales : 

1)  Le temps que chaque collaborateur social travaillant au 13 est compté. Or le fait de concrétiser des projets et d’entreprendre de nouveaux travaux nécessite un investissement en temps que nous ne pouvons plus guère donner.  

2)  Un autre de nos soucis est de continuer d’offrir aux usagers du 13 Ouvert un accueil optimal. Le “ cœur ” de cet accueil, on le rappelle, est le bistrot qui est situé au 1e étage de la maison. Or, selon l’expression consacrée, nous ne pouvons être “ au four et au moulin ”, c’est-à-dire consacrer du temps à jouer le rôle de “ contremaître ” de différents chantiers et celui de personne de référence disponible et assurant une présence marquante dans le cadre du bistrot et de la cuisine. 

L’idée est alors de déléguer la responsabilité de différents projets à des usagers qui en émettent le souhait et, par la suite, de les responsabiliser dans la gestion de différents espaces. Bien entendu, les projets, les budgets et la manière de travailler nous seront soumis. Il n’est pas question que l’équipe sociale de l’antenne de rue soit placée devant des faits accomplis. Il s’agirait de développer une “ autogestion supervisée ”.

 

En quelque sorte, cette expérience de “ partenariat ” avec des usagers a déjà été tentée au Jardin potager social, avec toute la réussite que nous lui connaissons. L’expérience de la mise en place de l’atelier de couture s’y rapporte également. En 2001, il est planifié qu’une salle de fitness soit mise et place puis gérée par un (ou plusieurs) usager(s). 

Le point crucial est celui du respect du cadre dans ces espaces co-gérés par des usagers. Les responsables et les personnes qui fréquenteront la salle de fitness par exemple connaissent les règles du jeu, à savoir que nous n’hésiterons pas à fermer momentanément le lieu si les règles de base (pas de violence, pas de trafic, pas de consommation) cessaient d’être respectées. Il ne sera pas non plus demandé à une personne toxico-dépendante de jouer le rôle de “ chien policier ” dans ces espaces mais de sensibiliser à la nécessité qu’un cadre défini d’avance soit respecté.

 

 

Le 13 Ouvert en chiffres  

 

Les passages au 13 

228 personnes différentes sont venues au moins 1 fois au 13 Ouvert, ce qui constitue une nette augmentation par rapport à l’année dernière (150).

En tout, cela représente plus de 8000 passages sur l’année !

 

La population qui fréquente le 13 Ouvert 

35% de la population fréquentant le lieu n’est pas en traitement dans notre institution.

10 à 15% des personnes ne sont pas connues de notre institution en début d’année.

La majorité des clients du 13 est encore constituée par des patients suivis au Drop-in (environ 2/3)

 

Le bistrot 

Le 13 a ouvert ses portes à 229 reprises durant l’année écoulée, soit chaque jour de la semaine, y compris pendant les vacances d’été, et également lors de quelques jours fériés (26 décembre et 2 janvier par exemple). Chaque jour, un repas chaud a été servi. 

La moyenne des passages s’est élevée à 35 par jour. Nous n’avons pas constaté de différences de fréquentation significatives par rapport aux périodes de l’année. Autrement dit chaque saison a connu des jours de haute fréquentation - près de 50 passages et pas loin de 30 repas servis - et des jours creux - 12 repas, 25 passages. 

En tout plus de 4100 repas ont été servis contre 1700 l’année dernière ! En moyenne, nous servons 18 repas quotidiennement. Plus d’1/4 de ces repas ont été troqués par un travail utile à la collectivité. 

Fait nouveau : nous constatons que seule la moitié (à peine plus) des usagers qui passe au 13 viennent pour se restaurer. Cela s’explique par le fait que de nombreux travailleurs I.S.P. ne mangent pas sur place. De plus, beaucoup sont ceux dont le passage est bref - le temps d’un café ou d’une douche et puis s’en vont...

 

La douche et la buanderie 

Ces deux services sont utilisés quotidiennement.

 

Les activités occupationnelles

 

Cuisine :                            5 personnes représentant 23 contrats I.S.P. de 3 mois

Service  :                           4 personnes représentant 11 contrats.

Ateliers :                           6 personnes représentant 9 contrats.

Conciergerie :                   2 personnes représentant 2 contrats.

Buanderie :                        2 personnes représentant 2 contrats.

 

T.I.G. au 13 : 8 personnes totalisant près de 1000 heures de travail d’intérêt général

T.I.G. au jardin : une seule personne a effectué un T.I.G. dans ce lieu.


[1] Une “ boîte-flash ” contient tout le matériel permettant de faire une injection, à savoir une aiguille, une seringue, de l’eau stérilisée qui permet d’éviter le mélanger le produit à de l’eau contenant des bactéries par exemple, du désinfectant, de l’acide ascorbique qui facilite la dissolution du produit, un tampon d’ouate, un sparadrap.

[2] 1 heure est consacrée au thème des hépatites, 1 heure à celui des techniques d’injection et 3 à l’overdose.

 

 


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