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Aide aux parents 1999 
Les parents viennent de plus en plus consulter directement, spontanément,  le mouvement se confirme en 1999 :

- 54 parents (36 mères et 18 pères) ont été  reçus.

Les consultations ont concerné 17 couples de parents,19 mères seules et 1 père seul.

Le nombre de parents qui consultent pour la première fois est proportionnellement plus important qu'en 1998 :

- 41 nouveaux parents sur 54 parents consultants
        (en 1998 : 2/3 de nouveaux parents - 1/3 d'anciens).

Nous avons pu mener, principalement avec des couples de parents, 14 suivis d'une certaine durée (quelques semaines à quelques mois ).
Les autres parents ont été reçus pour 1 à  quelques consultations. 

La plus grande partie des difficultés exprimées dans les situations présentées par les parents concernaient des enfants adolescents. 
(soit en fin de scolarité élémentaire, début d'apprentissage ou d'études secondaires, soit à l'approche de leur majorité civique).

Un des motifs de préoccupations le plus souvent évoqué par les parents était lié à une consommation "d'herbe", de "haschisch" par leurs adolescents. 
(parfois, mais pas toujours, associée à d'autres produits psychotropes).

A travers leurs témoignages, nous avons pu constater à nouveau combien certains parents peuvent manquer de renseignements et de repères pour appréhender ces situations, souvent complexes  avec leurs enfants.
Nous sommes alors amenés à réfléchir avec eux, sur le plan éducatif, au problème de "l'interdit", de la "loi", et surtout, d’un point de vue plus clinique, sur la régularité ou non de ces consommations, leur importance dans la vie de l'adolescent concerné. Nous tentons  d'en dégager une hypothèse sur leur fonction et d'estimer les risques d'un enfermement de l'adolescent dans ces conduites.
A quelques exceptions près, ces consommations ne sont pas "banales" et masquent des fragilités plus ou moins importantes.

Un soutien « pédagogique »…

Avec les parents qui investissent suffisamment les consultations pour poursuivre un travail de compréhension plus important, nous avons été amenés à re-éclairer l'histoire de cette relation parents-enfant en regard de ce qui se joue dans le processus d'adolescence :

- les besoins de l'adolescent  (et comment ils ont (encore) besoin des parents) ;
- comment en tant que parents leur servir de "contenant" sécurisant pendant cette période complexe ; 
- comment se séparer aussi et faire son deuil d’être des "parents de petits enfants" et ainsi autoriser les processus d’autonomisation ... 
- et…
- comment "rester vivants" et en bonne santé face aux "attaques" inhérentes à ces processus ! 
 

Un soutien plus « psychothérapeutique »…

Avec les parents qui ont pu s'engager sur une plus longue durée nous avons pu travailler sur des situations ou les psychotropes utilisés par leurs enfants servaient souvent de "filtre" à des angoisses dans le cadre de processus d'émancipation, d’autonomisation, révélant des difficultés « internes » et relationnelles dans leur « face-à-face avec les parents ».

Souvent le « repositionnement » d'un père dans la vie familiale et l’apprentissage d’une  plus grande  « discrétion » (respect de l’intimité) de la mère face à un adolescent-garçon ont nettement améliorés choses.

Psychothérapie « de soutien »…

Dans d'autres cas, il s'est agi de soutenir des parents qui, perturbés eux-mêmes par des drames familiaux (décès, divorces difficiles ...) arrivent plus difficilement à assumer leurs rôles parentaux.
Les processus d'émancipation de l’adolescent peuvent être rendus très difficiles par la conjonction de ses difficultés « internes » et la fragilité psychique, momentanée ou pas, des parents.

Nous avons aussi reçu  quelques parents de personnes toxicomanes et nous avons pu entamer avec plusieurs d’entre eux un travail de soutien, souvent difficile, spécialement lorsque leurs enfants n’ont aucune motivation pour quelque traitement que ce soit et qu'il faut essayer de les y amener.

Dans tous ces cas, nous sommes particulièrement sensibles et attentifs à soutenir le narcissisme de ces parents qui doivent arriver à supporter les "attaques de leurs adolescents "– nécessaires car souvent indissociables des processus d’autonomisation – mais qui peuvent être terriblement pénibles à vivre, en particulier si ces parents sont eux-mêmes à un moment de leur histoire particulièrement difficile et « fragilisant » .
(Nous avons d'ailleurs encouragé quelques parents à entreprendre une psychothérapie à l'extérieur et/ou à recevoir des soins médicaux pour dépression.)

Et qu'est-ce qu'on en disait l'année précédente, en 1998 ?...
 
 


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