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Aide aux parents 2001

Aide aux parents

La psychothérapeute dans l'institution a donné 168 consultations à 47 parents différents en 2001.

Elles ont concerné 17 couples de parents, 9 mères et 4 pères.

L'augmentation des consultations cette année (+52 consultations par rapport à 2000) pour un nombre un peu inférieur de parents (-11 parents) indique une augmentation de l'accompagnement de ces parents par rapport à des consultations plus ponctuelles.

Ceci se retrouve dans la proportion entre "anciens" et "nouveaux" parents qui consultent cette année : 2/3 d'entre eux sont connus, 1/3 sont "nouveaux". (En 2000, la proportion était
de 1/2 - 1/2). 

Les 2/3 de ces parents présentent des problématiques avec des enfants adolescents qui consomment plus ou moins régulièrement des produits psychotropes, principalement du cannabis.

La banalisation par l'environnement de la consommation de cannabis en particulier nous met souvent en présence d'un tableau où le désarroi des parents qui n'arrivent pas à se situer et des adolescents qui revendiquent et "justifient" auprès d'eux ces consommations masque à la fois les vraies questions et les enjeux d'une prise de produits psychotropes, qui peut être assez régulière, chez ces adolescents.

Si chacune des situations présentées est pour nous singulière, et nous les traitons comme telles, nous pouvons cependant essayer de dégager ici trois tendances chez ces parents qui nous consultent : 

-     Chez un petit nombre d'entre eux, la problématique de l'adolescent concerné ne nous apparaît pas si grave mais elle est dramatisée ou éclairée négativement par des parents angoissés.

Nous pouvons cependant compter ici sur la mobilité du psychisme des parents qui, après quelques consultations, trouvent une compréhension nouvelle de leur enfant et modifient leur attitude envers lui ... ce à quoi répond, favorablement et quasi immédiatement, l'adolescent.

La réponse des adultes, et des parents en particulier, est considérable à ces âges : elle peut aggraver ou alléger les problèmes en cours.

De même, le regard que l'adulte porte sur l'adolescent est tout aussi important et participe de la manière dont ce dernier peut se voir lui-même. 

-     D'autres parents ont à faire à une adolescence plus "bruyante" et difficile chez leur(s) enfant(s):

des consommations, qui peuvent parfois être assez régulières, de produits psychotropes, s'accompagnant de refus divers, d'oppositions continuelles, parfois de violences verbales et de mises en échec, même s'ils ne constituent pas l'ensemble du tableau, sont ressentis comme suffisamment importants pour mettre à l'épreuve les capacités de résistance des parents. 

Il s'agit alors d'aider des parents qui se sentent impuissants à trouver, à retrouver en eux des capacités pour contenir et pour soutenir leurs adolescents : 

·     comment les aider à soutenir les potentialités de leurs enfants, pour que ceux-ci surmontent les impasses, les dévalorisations .... et qu'ils trouvent leur place, ceci en n'accentuant par leurs difficultés, leurs sentiments d'échecs .... ?

·     comment les aider à soutenir leurs adolescents pour que ces derniers ne lâchent pas des investissements (scolaires ou autres ...) mais, voire les augmentent, et qu'ils ne s'enferment pas dans le "négatif" ni ne trouvent refuge dans des "solutions" illusoires ... ?

·     comment les aider enfin à ce qu'ils puissent mettre en place avec leurs adolescents un type de relations contenantes et aussi tolérables pour eux-mêmes et pour ceux-ci ? 

Tels sont les axes sur lesquels nous travaillons avec eux. 

Une bonne partie d'entre eux ont à leur disposition des moyens psychiques suffisants qui nous permettent des consultations à un rythme échelonné, des consultations comme des "balises", ceci sur un parcours qui peut être plus ou moins long. 

-     Ces mêmes situations, où le problème reste celui d'éviter que l'adolescent ne s'enferme dans des conduites d'auto-sabotage et de renforcer ses liens avec des investissements différenciés, nous apparaissent cependant plus difficiles à traiter et plus figées quand les parents qui nous consultent présentent l'un ou l'autre, parfois les deux, une fragilité psychologique particulière.

Dans ces cas-là, le comportement "difficile" de l'adolescent est vite ressenti comme une blessure, souvent profonde, de l'estime de soi du parent concerné, qui ne peut que difficilement "revenir" là-dessus pour essayer d'en dégager le sens : 

·     comment arriver à "contenir" quand on risque d'être facilement ébranlé ?

·     comment comprendre les besoins de l'adolescent quand il est difficile de se dégager de ses propres besoins à soi ? ... 

Ce sont des interrogations qui nous guident dans le travail avec ces parents, travail plus compliqué et délicat. 

Nous leur proposons alors des consultations régulières à un rythme plus soutenu sur un plus ou moins long terme.

Nous avons le sentiment dans ces cas, d'être un auxiliaire, momentané, du "Moi" de ces parents, en les soutenant dans leur estime d'eux-mêmes, en leur donnant les moyens de comprendre autrement ce qui se passe dans le processus de l'adolescence en général (chaque fois que cela peut éclairer quelque chose sur ce qui se passe pour leur fils/fille en particulier), en restant aussi attentifs à l'évolution de l'adolescent, que l'on perçoit en filigrane, et aider, si besoin, ce dernier à consulter quelqu'un. 

Le dernier tiers des parents qui nous consultent sont des parents de personnes toxicodépendantes. 

Les quelques parents de jeunes adultes, en début de "trajectoire", qui arrivent à envisager pour eux-mêmes la nécessité d'un travail psychologique sont ceux qui prennent directement contact avec nous, avant que leur fils/fille ne soit pris en charge dans l'institution. 

Il nous a été possible, pour l'un ou l'autre d'entre eux, de leur proposer une psychothérapie. 

Par contre, les parents qui sont "dirigés", après-coup, à prendre contact avec nous par un collaborateur du Drop-in , ne voient que peu d'intérêt à cela.

Ils arrivent à mieux collaborer dans des entretiens de famille qui sont proposés par l'institution et qui les réunissent eux et leur(s) enfants(s) en traitement. 

D'autres parents par contre qui ont des enfants toxicomanes depuis de nombreuses années éprouvent le besoin d'entretiens de soutien à plus long terme, pour leur permettre de vivre, à côté d'eux, sans désespérer. 

Psychothérapies déléguées 

162 séances de psychothérapie d'inspiration psychanalytique ont été données par la psychothérapeute dans l'institution en 2001. 

Il s'agit de la poursuite de 6 traitements, de la fin de 5 et de 2 nouveaux traitements. 

Ces psychothérapies ont concerné 13 patients : 3 personnes toxicomanes, 5 mères de toxicomanes, 3 épouses de toxicomanes et 2 adolescents en difficulté ( fin d'adolescence...).

Qu'est-ce qu'on en disait l'année précédente, en 2000 ?

 et en 1999 ?...
 
 


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