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Consultations pour parents 2003

 

A qui s'adresse cette consultation ?
à tout parent d'adolescent ou de jeune adulte qui ressent le besoin d'aborder son souci quant à une consommation, plus ou moins importante, de produits psychotropes chez son fils ou sa fille.

 

Comment les parents arrivent-ils à la consultation ?
en téléphonant simplement au Drop-In : leur appel est dirigé vers la psychothérapeute de l'institution qui convient avec les parents de la suite à y donner.

 

Qui consulte en 2003 ? Quels sont les chiffres ?
62
parents ont été reçus par la psychothérapeute en 2003,  ce qui représente une augmentation par rapport à l'année précédente (48 parents reçus en 2002).

Parmi eux, 44 sont des parents d'adolescents en +/- grande difficulté et 18 sont des parents de personnes toxicodépendantes. 

Les parents sont reçus en couples, individuellement comme mère ou comme père, on en alternance.

251 consultations ont été données cette année (145 consultations en 2002).

Quels services cette consultation peut-elle rendre aux parents ?
1. Un examen attentif de leur souci pour :
Ø     
aider les parents à dégager, à mieux percevoir les difficultés que rencontre leur fils/fille, cachées derrière leur recours aux psychotropes.
Ø      les aider à inscrire ces difficultés dans un contexte (problèmes liés au processus d'adolescence, difficultés relationnelles, dépression, troubles du développement ...)
Ø      les aider à repérer les éléments inquiétants des éléments "ressources" pour le parcours de leur enfant.
Ø     
trouver avec eux des possibilités d'aide, pour eux-mêmes comme parents,  pour leur fils/fille directement ou indirectement, voire pour la famille.

2. Un soutien concret des parents dans leur rôle parental, par des entretiens psychologiques dont le rythme et la durée dans le temps varient en fonction des besoins des parents et de leur investissement :

Ø      il s'agit ici d'aider les parents à  mieux aider leur enfant.

Il peut être utile de rappeler l'importance des parents,  par exemple à l'adolescence :

Ø      Plus un adolescent a recours au comportement pour faire face aux conflits psychiques qu'il rencontre  inévitablement dans cette période de transformation radicale (recours aux drogues, mais aussi troubles du comportement alimentaire, violence ...), plus il est dépendant de son environnement pour trouver son équilibre.

Les réponses de cet environnement, des parents en tout premier lieu, peuvent favoriser ou au contraire aggraver la situation de l'adolescent.

Ø      La qualité de leurs réponses est donc primordiale : aider à apaiser et à contenir, donner du sens, favoriser le plaisir à fonctionner de leur fils/fille .... en sont quelques exemples.

3. Une proposition de démarche plus spécifiquement psychothérapeutique :
Pour eux-mêmes, quand cela nous paraît indiqué (p.ex. dépression), et que les parents concernés désirent s'y engager.

Ø      En 2003, après un travail psychologique de soutien parental, 9 couples de parents, 11  mères et 1 père ont entamé une telle démarche, à l'intérieur mais aussi à l'extérieur de l'institution.

  

Quels soucis, quels problèmes sont le plus souvent mis en avant par les parents d'adolescents ?  

Ø      leur inquiétude, voire leur angoisse, devant le comportement de l'adolescent qui a recours à des psychotropes :

o       celui-ci est-il grave ? risque-t-il d'aboutir à une véritable addiction ? 

Ø      leur sentiment de se sentir "débordés", parfois même dans une impasse, quant à leurs propres capacités de parents :

o       "on ne sait plus comment l'aborder ...."; "que faire" ?; "comment faire?" 

Ø      leur sentiment de culpabilité devant les difficultés de leur fils/fille :

o       "on n'arrive pas à comprendre pourquoi... ";

o       "qu'est-ce qu'on a fait de mal ?"

Quels sont les soucis, les problèmes le plus souvent mis en avant par les parents de personnes toxicodépendantes ?
 
Ø      le problème d'un deuil à faire : celui des solutions magiques, extérieures au psychisme et au désir des intéressés, qui viendraient "tirer hors de la drogue" leur fils ou leur fille.

Ø      la question d'une meilleure compréhension des difficultés psychiques qui ont poussé leurs enfants dans des comportements d'addiction ; difficultés dont les parents devront tenir compte pour comprendre combien et comment est ardu le parcours de leur fils ou de leur fille quand ils essaient de s'en dégager dans le cadre d'un traitement.

Ø      le problème de savoir quel parent être en face de son enfant : 

o       parent qui peut "se soucier", qui peut aider, mais sans se substituer au désir ou à l'absence de désir de l'intéressé.

o       comment trouver une place qui ne soit ni de rejet total, ni de désir de toute-puissance ?

o       comment apprendre à vivre en se protégeant des aspects malsains de la co-dépendance ?

comment affronter ses propres sentiments de honte, de culpabilité ?

 


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