e-mail :info@drop-in.ch
|
Le contact avec "la rue" et avec la population des personnes toxicomanes actives, en voie de marginalisation ou déjà marginalisées est fondamental et indissociable de l'approche nécessaire de cette population de personnes toxicomanes qui ne peuvent pas encore demander de soins ou viser à l'abstinence. Il s'agit d'une population de plus en plus désinsérée socialement et dont la situation, particulièrement en temps de crise, est devenue catastrophique. Leur situation sanitaire est également des plus préoccupante : c'est parmi cette population que le nombre d'overdoses est le plus fréquent, où la prévention du Sida est le moins respectée, où les hépatites sont les plus nombreuses sans parler des autres affections psychiatriques, neurologiques, dermatologiques, etc. C'est aussi parmi cette population que la criminalité liée à la toxicomanie est la plus importante. Cette antenne de proximité doit être une interface avec le réseau social et sanitaire, mais également avec la population pour limiter au maximum des phénomènes d'exclusion générateurs de souffrance, donc de toxicomanie. L'acceptation sociale et le soutien politique de ce type de structure devraient également permettre de changer progressivement l'image des personnes toxicomanes dans la société, améliorant ainsi leur pronostic. Il doit s'agir d'un lieu d'accueil, ouvert toute la journée, où l'on peut se rendre en toute liberté sans avoir l'impression d'être "repéré". Tout en restant très attentif à la présence d'adolescents "à risques", il ne s'agit pas de créer un "ghetto pour toxicomanes" mais d’être ouvert à d'autres populations marginales nécessitant une approche médico-sociale. Ces structures doivent pouvoir bénéficier d'un équipement spécifique : Un local d'accueil
Un équipement sanitaire de base
Un secteur médicalisé
Le secteur médicalisé doit également permettre une distribution-échange de seringues neuves ainsi que tout un matériel informatif de prévention sur des sujets liés aux risques des toxicomanies, des overdoses et de la transmission des maladies infectieuses. Une distribution de préservatifs doit également être prévue. "Restaurant de rue"
Offrir une activité occupationnelle pouvant tendre à une réintégration dans le monde du travail. Toute personne fréquentant les antennes de proximité doit pouvoir bénéficier d'une aide sociale directe (ex. service d'écrivain public etc.) ainsi que d'aide par l'intermédiaire d'intervenants extérieurs qui pourraient proposer régulièrement leurs services (ex. assistants sociaux, juristes, avocats, etc.). Animation occupationnelle
Il est impératif que ces "antennes de proximité" soient dotées d'un personnel composé de professionnels aguerris pouvant faire respecter la loi qui doit régir ces locaux : " Pas de consommation, pas de trafic, pas de violence ".
|
| prévention primaire | |
| prévention secondaire | |
| prévention tertiaire (secteur de soins). | |
| Aide à la survie | |
| Retour à la page d'accueil |