DEPENDANCE AU CANNABIS
Aujourd’hui, le haschisch et la marijuana sont les drogues illégales les plus répandues en Suisse. Le cannabis est utilisé récréativement par des centaines de miliers de personnes en Suisse.
L'abus, comme pour les autres produits, est dangereux et les plus fragiles peuvent en devenir dépendants , présenter des atteintes dans leur santé psychique, physique et sociales, et/ou évoluer vers une polytoxicomanie. Le risque est particulièrement grand lorsque la personne consommatrice utilise le cannabis comme "automédication", en guise de compagnon de tous les instants, de moyen de fuite, comme solution illusoire aux problèmes. A l'instar des autres addictions, la dépendance au cannabis est le symptôme d'un mal-être et d'un mal-vivre avec le plus souvent une pathologie psychique sous-jacente qu'on peut diagnostiquer (et soigner!) .
Il n’y a pas un type de traitement que l’on puisse appliquer avec succès à tout le monde. Il convient donc de prendre le temps nécessaire pour évaluer la situation, poser un diagnostic et élaborer un projet thérapeutique.
L'installation d'un traitement, toujours individualisé, procède de la logique de la " boîte à outils ". Parmi les "outils" proposés par le Drop-In, citons:
- les outils diagnostics: anamnèse , tests , CIM-10 ou DSM 4
- l'entretien motivationnel
- la thérapie de soutien psycho-social
- la thérapie de famille - d'autant plus essentielle qu'une partie importante des patients qui consultent sont adolescents ou jeunes
- Travail en réseau (directeurs d'école, médiateurs scolaires, enseignants, etc.)
- les médicaments psychotropes