e-mail :info@drop-in.ch
|
|
Petit Rappel Historique...
Nul besoin de préciser qu’à Neuchâtel le contexte est sensiblement différent que celui des grandes villes suisse-alémaniques où sont nées les orientations d'aide à la survie. Peu de mouvements
contestataires sont venus ébranler une politique en matière de drogue bien établie.
Pas de scènes ouvertes non plus mais une volonté politique cohérente en matière
de lutte contre les effets des addictions, basée sur la collaboration avec les
centres de soins. L’idée de l’aide à la
survie a fait son chemin... 1996: motivé par le souci de réduire
le nombre d’overdoses mortelles dans le canton (80 entre 1990 et 1995), le
Bureau de la Commission drogue crée
une Sous-commission overdose dont la mission
est d’en étudier les causes et d’envisager des moyens de prévention adéquats.
Parallèlement, cette même année, le Drop-in crée puis distribue des dépliants
informant les usagers de drogues sur les causes pouvant conduire à une surdose. Parmi les propositions émises
par la Sous-commission overdose figure la recommandation de créer
des structures d’accueil à seuil bas dans le canton, ceci dans un
esprit d’aide à la survie. Le mouvement est en marche... 1997 marque le début du
chantier de l’antenne de proximité de Neuchâtel. Les anciens locaux du
Drop-in situés à la Rue des Chavannes sont investis à cet effet. Peu à peu
l’outil prend forme, cela notamment grâce à l’investissement massif de
plusieurs usagers qui participent grandement aux travaux de rénovations et, déjà,
à la confection des repas. Malheureusement, la dotation en personnel restreinte
ne permet qu’une ouverture restreinte - 1 jour par semaine. En 1998, les autorités cantonales
acceptent de s’engager en faveur d’une politique d’aide à la survie. En
effet le Conseil
d’Etat accepte le “ Concept pour une Politique cantonale d’Aide à la
Survie ”. De même le projet est soutenu financièrement par
le Bureau Réduction
des Risques de l’Oeuvre Suisse d’Entraide Ouvrière (OSEO). Ces
soutiens permettent de poursuivre les efforts entrepris jusque-là avec, comme
point de mire, la certitude, à terme, de
pouvoir développer ce secteur par l’engagement de nouveaux collaborateurs.
Cette même année, le temps d’ouverture de l’antenne de rue double et sa fréquentation
triple. est celle de
l’explosion de l’offre au sein de l’antenne de rue, baptisée “ Le
13 Ouvert ”. Tout d’abord, un secteur
“ occupationnel ” se développe de manière extrêmement
rapide. La possibilité est offerte à plusieurs usagers de participer
activement à la vie de la maison tout en bénéficiant d'un contrat
d’insertion socio-professionnelle (I.S.P.) (cf. chapitres I.S.P.). De plus, dès
l’automne, grâce à l’engagement de nouveaux collaborateurs, l’ouverture
du 13 devient quotidienne. Vers la fin de l’année, la fréquentation
du lieu culmine à une moyenne de 30 passages par jour ! on le verra, est marquée par la consolidation de ce qui a été mis en place depuis 1996. De plus, plusieurs projets se sont concrétisés parmi lesquels : le suivi rigoureux des travailleurs sous contrat d’insertion socio-professionnelle (I.S.P.) ; les cours sur la prévention des risques ; la création de nouveaux ateliers.
|
| prévention primaire | |
| prévention secondaire | |
| prévention tertiaire (secteur de soins). | |
| Aide à la survie | |
| Retour à la page d'accueil |