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| PATHOLOGIES SOCIALES .
Les pathologies sociales sont l'une des composantes du mal-être, du mal-vivre de la personne toxicomane et se manifestent dans le quotidien par des manques et des vides dans l'organisation de la réalité sociale. La précarité de l'emploi, les difficultés liées
au logement, une réelle solitude et souvent les procédures
judiciaires en cours sont des obstacles qu'il faudra nécessairement
franchir pour construire une forme de réinsertion sociale satisfaisante
et peut-être même voir évoluer une situation vers moins
de souffrance.
La précarité de l'emploi ![]() · 81 % n'ont pas d'emploi fixe
Source du revenu de la catégorie des 81 % qui n'ont pas d'emploi fixe : · 53 % bénéficient
de l'aide financière des Services sociaux
L'aide directe de l'Action sociale intervient pour plus de la moitié
de nos patients : ceux-ci, pour la plupart, ont épuisé
leur droit à des prestations du chômage et n'ont pas réussi
à se réinsérer, ou alors ils n'ont pas rempli les
conditions donnant droit à des prestations.
Comme décrit ailleurs dans notre rapport, la collaboration
et le travail en réseau sont de rigueur si nous voulons proposer
à nos patients une insertion sociale minimale.
En 1999, 22 contrats, pour 11 personnes, ont pu être réalisés. Il est vraisemblable que ces chiffres augmenteront de façon
très sensible en 2000, sachant que l'année précédente
a été celle du lancement de ce nouveau type d'activité.
Quelques patients ont été soutenus dans leurs démarches
auprès de l'Assurance-Invalidité (AI) soit pour une
demande de rente, soit pour des mesures de réadaptation professionnelle.
Difficultés liées au logement ![]() Mais il arrive couramment, surtout chez des personnes vivant en cohabition, que les relations se détériorent et que les conflits aboutissent à une mise à la rue de l'un ou l'autre. Il s'agit là d'urgences, par exemple, pour lesquelles nous sommes sollicités et que nous traitons en principe en partenariat avec les Services sociaux, les tuteurs, les curateurs ou d'autres instances. Une brève statistique établie à la fin décembre 1999 donne un aperçu de l'endroit où logent nos patients : · 44 % vivent en couple dans un appartement
La solitude La solitude et le sentiment de solitude ne sont pas quantifiables ... Nous observons chez la plus grande partie de nos patients, des énormes difficultés à s'inscrire dans des activités sociales à caractère sportif, culturel, ludique ou "clubiste". La peur d'être jugés, les sentiments de honte et de culpabilité, les risques de se sentir rejetés ou de se voir exclus sont autant de réticences à « faire le pas », même si le désir de créer de nouveaux liens relationnels "en dehors de la drogue" est puissamment exprimé. Notre travail de soutien des personnes toxicomanes doit tendre à permettre d'éviter cette forme d'enfermement et d'isolement par des interventions concrètes, en les accompagnant "physiquement" dans leurs tentatives d'aller à la rencontre des autres. Les procédures judiciaires Les corollaires des pathologies liées à la toxicomanie impliquent des actes définis comme répréhensibles par la Loi (achat, détention et consommation de produits stupéfiants).
· 14 % ont vu une procédure
judiciaire en cours au Tribunal de Police suspendue au
Nos interventions dans le domaine de la Justice sont nombreuses et donnent lieu notamment à quantité de rapports écrits déposés aux tribunaux pour des patients en cours de traitement ou destinés à des avocats dont ils assurent la défense. Une excellente et agréable communication s'est mise en place
avec le Service de l'exécution des peines dès l'automne
1999 : nous acceptons, dans certains cas, de proposer un travail au "13
Ouvert" ou au jardin potager social pour les personnes qui voient
leur peine d'emprisonnement convertie en travail d'intérêt
général (TIG) (cf. chapitre "Aide à la Survie").
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