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PREVENTION PRIMAIRE SUR LE TERRAIN EN 1999. Les demandes d'intervention "d'urgence" en matière de prévention deviennent de plus en plus rares... La nécessité d'une démarche réfléchie, cohérente qui n'oublie pas de prendre en compte le contexte dans lequel le "délit" motivant la demande d’information a été commis, semble être acquise pour beaucoup. Par exemple, en 1999, nous avons reçu deux demandes d'information de la part de directeurs de collèges du niveau secondaire. Dans les deux cas, ils se trouvaient confrontés à un
groupe d'élèves fumeurs de haschich.
Il faut souligner qu'il est très appréciable de commencer un travail de prévention sur cette base plutôt que de se voir investir d'une "mission de pompier", dont on doit alors se défendre. Les réponses données aux directeurs des collèges furent sensiblement les mêmes. Il est toujours proposé deux axes d'intervention : - Une séance d'information aux parents des élèves
concernés.
La séance d'information aux parents a pour but
de discuter avec eux des conséquences objectives d'une consommation
de haschich,
de différencier les consommations récréatives
des consommations compulsives et abusives.
Les deux rencontres avec les élèves se déroulent
à une semaine d'intervalle et durent chacune deux heures. Ces entretiens
ont lieu en petit groupe de 6 à 8 jeunes.
Les objectifs de ces séances d'informations sont multiples: Donner la possibilité aux adolescents d'exprimer, dans un cadre neutre et en toute confidentialité, comment ils ont vécu la période allant de la consommation illégale à sa "découverte" par les autorités scolaires, en passant par "l'enquête" qui s'en suivit et les réactions parentales et familiales sont autant de thèmes abordés. Il est important de tenir compte du ressenti subjectif des jeunes avant d'entamer avec eux une réflexion sur la consommation de produits psychotropes légaux et illégaux. L'apport d'informations objectives au sujet des produits et des conséquences de leur consommation, les notions de dépendance physique et psychique, la définition d'une consommation récréative ou abusive et les facteurs qui pourraient entraîner le passage d'un type de consommation à l'autre sont des sujets de discussion incontournables. La question des ressources que chacun possède, peut développer ou auxquelles il peut avoir recours représente un autre temps important de ces rencontres. Au cours des deux séances, les professionnels du Drop-in essayent de créer un lien suffisamment bon avec les adolescents pour que ceux-ci se sentent libres de parler et éventuellement de recontacter les intervenants si le besoin s'en faisait sentir. Les collaborateurs du Drop-in sont aussi attentifs à la situation de chacun et tentent d'évaluer à l'issue des deux rencontres quels sont les élèves "en danger". Avec ceux-ci, ils s'emploient à proposer des pistes qui favoriseraient l'amélioration de leur situation. Il est à préciser que les deux axes (parents - élèves) d'intervention sont proposés mais que l'axe s'adressant aux parents est trop souvent négligé ou évité. Une des tâches à venir des professionnels de la prévention sera de mieux "vendre" cette prestation tant il est évident que les parents sont des acteurs incontournables et privilégiés en ce qui concerne l'éducation des enfants, même adolescents. Ils sont pour leurs enfants les meilleurs agents de prévention : il faut les en rendre conscients, soutenir et renforcer leurs compétences. On le voit, l’éventail des prestations proposées est riche et permet de faire un travail d'information préventive et de promotion de la santé intéressant. ![]() Tant que des consommateurs mineurs sont encore dénoncés
à l’autorité Tutellaire, ils devraient pouvoir bénéficier
de ce type d’approche.
A l'aube d'une éventuelle dépénalisation de la consommation de cannabis et face à la réalité de la banalisation de la consommation de drogues dites "douces", légales ou illégales, il apparaît indispensable de penser aux mesures d'accompagnement pour les mineurs et d'obtenir les moyens financiers nécessaires à leur application via un soutien politique clair et engagé. Tout n'est donc pas encore acquis...
Informer... Durant l'année scolaire, à seize reprises, nous
avons donné une information à des groupes de un, deux
ou trois élèves.
Le thème de la dépendance, ses causes, ses conséquences,
les aides possibles pour s'en protéger ou s'en défaire sont
discutés.
Cependant une lacune demeure. Pour être plus efficace encore, une rencontre avec les professeurs de ces adolescents serait utile. Elle permettrait de leur expliquer notre manière de travailler,
le sens de notre démarche et de faire de ces adultes des "relais
de prévention" formés aux messages de prévention adéquats.
Prévention primaire, pour qui ? Toute personne ou tout groupe peut solliciter le Drop-in pour des séances d'information en matière de toxicomanie ou pour une présentation de l'institution : · Aux adultes : des parents, des professionnels de l'enseignement,
de l'éducation, de la santé et tout autre organisme ou institution
intéressés.
Des informations ont été données à : · plusieurs élèves de niveau secondaire inférieur
et supérieur,
SNIIPS Le but du Stand Neuchâtelois Intinérant d'Information et de Promotion de la Santé est de communiquer avec le public concerné par les questions liées à la santé, de l'informer quant aux moyens d'aide et de soins existants, de l'orienter en conséquence et d'animer l'espace du stand dans une optique pédagogique de promotion de la santé. En 1999, le SNIIPS a participé à deux manifestations. La première s'est déroulée durant une semaine
à Marin-Centre au printemps et l'autre, en automne, durant une dizaine
de jours au Salon commercial Expol du Locle.
"Journées Santé" Nous avons participé en 1999 à 25 "Journées Santé". Les collaborateurs du Râteau-Ivre animent à tour de rôle un atelier. Les thèmes de la vie sociale, des consommations de produits psychotropes légaux ou illégaux, de la dépendance, de la déprime et du "mal-être", des relations avec les proches, des ressources personnelles, des plaisirs de la vie, etc... sont abordés. Durant ces "Journées Santé", les élèves ont le choix entre des ateliers proposés par des intervenants de différents services officiels. Il s'agit du Planning familial, du Groupe SIDA Neuchâtel, du Service médico-social et du Drop-in. Ces journées sont destinées aux étudiants de 4ème secondaire des collèges de Cescole, de la Fontenelle, des Cerisiers et de l'Ecole Secondaire de Fleurier. Elles concernent environ 600 élèves. Depuis 1998, le Centre d'Aide et de Prévention des Toxicomanies du Val-de-Travers (CAPTVT) se charge des interventions à l'Ecole Secondaire de Fleurier. Nous constatons que ces dernières années, certains collèges secondaires organisent, indépendamment du GISS, des "journées santé". Notre intervention est sollicitée régulièrement par le collège secondaire du Bas-Lac à Marin et nouvellement par le collège secondaire des Terreaux à Neuchâtel. Notre prestation consiste en l'animation d'ateliers très
similaires à ceux tenus lors des "Journées Santé"
organisées par le GIS.
En 1999, le "Groupe de Prévention Primaire" spécifique aux toxicomanies (GPP) nommé par le Bureau de la Commission cantonale de lutte contre la drogue a continué son travail. Normalement, l'an 2000 devrait voir ce travail sanctionné définitivement
par le chef du département des finances et des affaires sociales,
ainsi que par la cheffe du département de justice, de la santé,
de la sécurité.
L'Office fédéral de la santé publique continue
à proposer des programmes :
Fil rouge Ce projet de prévention des dépendances dans les institutions
pour enfants et adolescents concernent spécifiquement le Drop-In.
Le Drop-In participe à toutes les rencontres organisées
par des institutions provenant de Berne francophone, Jura et Neuchâtel
(BE-JU-NE).
Groupe de prévention du GREAT (GPG) Au niveau romand, le groupe de prévention du GREAT continue son travail de réflexion autour de la prévention primaire des dépendances, de la promotion de la santé dans ce domaine spécifique. Les six journées organisées par année permettent aux intervenants romands de se rencontrer, de se connaître, d'échanger sur leur pratique. La perspective de la dépénalisation du cannabis aura, espérons-nous, des répercussions sur la politique de prévention des dépendances, l'éducation à la santé et la promotion de la santé qui devraient, impérativement, voir leurs moyens considérablement augmenter.. Plusieurs groupes de travail effectuent actuellement la phase finale de leur rapport. Nous souhaitons vivement que
des actes clairs et des coordinations efficaces émaneront de ces
travaux afin de répondre au mieux aux questionnements des adolescents..
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